Communiqué du
16/09/2011
Dans
le contexte actuel, les sujets d’inquiétudes
sociales ne manquent pas.
L’instabilité bancaire,
la morosité des ménages,
la dette grecque
sont d’autant d’éléments
qui doivent structurer l’action syndicale.
C’est en gardant à l’esprit, l’ensemble
de ces réalités que l’UNSA-RATP doit
estimer l’avenir social de notre Entreprise et disons-le
clairement, les sujets de tension sont multiples.
Commençons ce tour d’horizon par les problématiques
médiatico-judiciaires.
Ces débordements de tout ordre, lettre anonyme,
affaire des tramways, affaire des cadres roulant les jours
de grève et enfin, la problématique des
trains amiantés sur la Ligne B, reflètent
une image peu flatteuse de la RATP.
Dans cet environnement nauséabond, nous ne pouvons
que nous interroger sur les responsabilités réelles
de l’Entreprise sur l’ensemble de ces dossiers.
Sur le premier d’entre eux, le buzz médiatique
entretenu par certains, doit maintenant cesser et faire
place au temps de l’enquête et de la justice.
Hurler avec les loups est toujours chose aisée,
mais agir efficacement, est toujours plus délicat.
L’UNSA-RATP n’a pas attendu l’intervention
et les conseils de certains vengeurs masqués pour
prendre les décisions qui s’imposent dans
ce domaine.
Malgré l’importance majeure de cette affaire,
elle ne doit en aucun cas occulter les difficultés
sociales de cette rentrée. C’est d’ailleurs
pour cette raison que l’ensemble des organisations
syndicales a adressé une lettre ouverte au Président
Directeur Général de la RATP.
Elle constitue un véritable signal d’alarme
et condamne unanimement la politique de productivité
mise en place par l’entreprise amplifiée
par l’organisme de tutelle.
Cette politique atteint des limites dangereuses, elle
devient totalement improductive tant pour les salariés
que pour les voyageurs. Les diverses réorganisations
menées par nos dirigeants, n’ont plus qu’un
seul but :
supprimer de l’emploi.Aucune
notion d’efficacité quant au service rendu
aux voyageurs, n’est identifiée, ni d’ailleurs
prouvée.
Cette lettre demande également que l’ensemble
des organisations syndicales soit reçu par notre
PDG, afin de trouver dans les plus brefs délais,
dessolutions concrètes à ces phénomènes.
La réponse que nous avons obtenue, démontre
parfaitement l’intérêt que porte l’Entreprise
au dialogue social.
En résumé et de manière grivoise,
je vous ai compris, mais je n’ai rien à vous
dire, sauf au mois de novembre pour vous parler du contrat
STIF !
Bien sûr, l’UNSA-RATP réclame dès
à présent, une réunion de l’intersyndicale
constituée, afin de répondre de manière
plus contraignante, à cette nouvelle provocation.
Cependant, l’UNSA-RATP ne s’étonne
plus de cette attitude. Nous devons la mettre en perspective
avec ce qui se passe au département BUS.
L’Entreprise n’a pas hésité
et de manière brutale à l’époque,
de remettre en cause les conditions de travail des machinistes-receveurs
et des accords RTT y afférant. Une telle précipitation
dès le mois de juin, nous avait profondément
choqués et interrogés.
Aujourd’hui, nous comprenons peut-être, les
causes de cette précipitation.
Tout d’abord, rappelons simplement que les lois
ORTF et le règlement OSP indiquent que seules les
lignes BUS en création, seront soumises à
appel d’offres et donc à concurrence. Quant
aux existantes, elles devraient rentrer
dans ce schéma au plus tard en 2024.
Or, ce texte ne définit pas ce qu’est une
création de ligne. Il apparaîtrait que profitant
de ce flou juridique, de nombreux politiques de tout horizon,
se soient engouffrés dans la brèche. Ils
affirment que dès lors qu’il y a modifications
d’itinéraire, allongements ou divisions de
ligne, il est possible de considérer qu’il
s’agisse d’une création.
Si cette thèse est retenue dans le cadre de la
mise en service de nouvelles lignes de tramways, ce ne
sont pas moins de 140 lignes de bus qui dans les quatre
prochaines années, pourraient être soumises
à appel d’offre. Seul un
décret devrait pouvoir contrecarrer cette faille
juridique.
L’UNSA-RATP vous interpelle officiellement l’Entreprise
pour que l’ensemble des organisations syndicales
soit informé sur la véracité de ces
éléments, ainsi que les suites que l’Entreprise
et le STIF vont y donner.
Cette situation est vectrice d’inquiétudes
dans un département qui est déjà
traversé par de nombreux doutes et de nombreuses
angoisses. C’est avec impatience et grand intérêt
que nous attendons des réponses que nous
souhaitons rassurantes.
A suivre…
Le 16 septembre 2011
L’UNSA
- RATP