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L'édito Par FREDERIC SARRASSAT ...

 

Communiqué du 16/09/2011
Dans le contexte actuel, les sujets d’inquiétudes sociales ne manquent pas.
L’instabilité bancaire, la morosité des ménages, la dette grecque sont d’autant d’éléments qui doivent structurer l’action syndicale.
C’est en gardant à l’esprit, l’ensemble de ces réalités que l’UNSA-RATP doit estimer l’avenir social de notre Entreprise et disons-le clairement, les sujets de tension sont multiples.
Commençons ce tour d’horizon par les problématiques médiatico-judiciaires.
Ces débordements de tout ordre, lettre anonyme, affaire des tramways, affaire des cadres roulant les jours de grève et enfin, la problématique des trains amiantés sur la Ligne B, reflètent une image peu flatteuse de la RATP.
Dans cet environnement nauséabond, nous ne pouvons que nous interroger sur les responsabilités réelles de l’Entreprise sur l’ensemble de ces dossiers.
Sur le premier d’entre eux, le buzz médiatique entretenu par certains, doit maintenant cesser et faire place au temps de l’enquête et de la justice.
Hurler avec les loups est toujours chose aisée, mais agir efficacement, est toujours plus délicat. L’UNSA-RATP n’a pas attendu l’intervention et les conseils de certains vengeurs masqués pour prendre les décisions qui s’imposent dans ce domaine.
Malgré l’importance majeure de cette affaire, elle ne doit en aucun cas occulter les difficultés sociales de cette rentrée. C’est d’ailleurs pour cette raison que l’ensemble des organisations syndicales a adressé une lettre ouverte au Président Directeur Général de la RATP.
Elle constitue un véritable signal d’alarme et condamne unanimement la politique de productivité mise en place par l’entreprise amplifiée par l’organisme de tutelle.
Cette politique atteint des limites dangereuses, elle devient totalement improductive tant pour les salariés que pour les voyageurs. Les diverses réorganisations menées par nos dirigeants, n’ont plus qu’un seul but :

supprimer de l’emploi.
Aucune notion d’efficacité quant au service rendu aux voyageurs, n’est identifiée, ni d’ailleurs prouvée.
Cette lettre demande également que l’ensemble des organisations syndicales soit reçu par notre PDG, afin de trouver dans les plus brefs délais, dessolutions concrètes à ces phénomènes.
La réponse que nous avons obtenue, démontre parfaitement l’intérêt que porte l’Entreprise au dialogue social.
En résumé et de manière grivoise, je vous ai compris, mais je n’ai rien à vous dire, sauf au mois de novembre pour vous parler du contrat STIF !
Bien sûr, l’UNSA-RATP réclame dès à présent, une réunion de l’intersyndicale constituée, afin de répondre de manière plus contraignante, à cette nouvelle provocation.
Cependant, l’UNSA-RATP ne s’étonne plus de cette attitude. Nous devons la mettre en perspective avec ce qui se passe au département BUS.
L’Entreprise n’a pas hésité et de manière brutale à l’époque, de remettre en cause les conditions de travail des machinistes-receveurs et des accords RTT y afférant. Une telle précipitation dès le mois de juin, nous avait profondément choqués et interrogés.
Aujourd’hui, nous comprenons peut-être, les causes de cette précipitation.
Tout d’abord, rappelons simplement que les lois ORTF et le règlement OSP indiquent que seules les lignes BUS en création, seront soumises à appel d’offres et donc à concurrence. Quant aux existantes, elles devraient rentrer
dans ce schéma au plus tard en 2024.
Or, ce texte ne définit pas ce qu’est une création de ligne. Il apparaîtrait que profitant de ce flou juridique, de nombreux politiques de tout horizon, se soient engouffrés dans la brèche. Ils affirment que dès lors qu’il y a modifications d’itinéraire, allongements ou divisions de ligne, il est possible de considérer qu’il s’agisse d’une création.
Si cette thèse est retenue dans le cadre de la mise en service de nouvelles lignes de tramways, ce ne sont pas moins de 140 lignes de bus qui dans les quatre prochaines années, pourraient être soumises à appel d’offre. Seul un
décret devrait pouvoir contrecarrer cette faille juridique.
L’UNSA-RATP vous interpelle officiellement l’Entreprise pour que l’ensemble des organisations syndicales soit informé sur la véracité de ces éléments, ainsi que les suites que l’Entreprise et le STIF vont y donner.
Cette situation est vectrice d’inquiétudes dans un département qui est déjà traversé par de nombreux doutes et de nombreuses angoisses. C’est avec impatience et grand intérêt que nous attendons des réponses que nous
souhaitons rassurantes.
A suivre…
Le 16 septembre 2011

L’UNSA - RATP




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